des habitants se mobilisent pour empêcher la capture des lapins de leur quartier

Une association de protection des animaux s’est employée à capturer un petite vingtaine de lapins dans un quartier d’Angoulême. Face au refus des habitants, elle a abandonné le projet de sauvetage.

Les lapins de la discorde. Dans le bien nommé quartier de la Grande-Garenne à Angoulême (Charente), une petite vingtaine de mammifères aux grandes oreilles a élu domicile dans une copropriété depuis un peu moins de deux ans.

Une habitante a un jour publié une vidéo sur TikTok pour évoquer leur présence, selon Charente Libre. De quoi alerter une association de protections des animaux de la région qui a voulu intervenir, causant un conflit avec les habitants.

Selon les bénévoles, ces animaux ne sont pas adaptés à une vie qui, même si elle se passe en zone urbanisée, a tout de sauvage. « Ce sont des lapins domestiques qui ne peuvent pas se débrouiller seuls. Ils sont tués par les chats, écrasés par les voitures et subissent aussi des problèmes de malnutrition », témoigne Jade, de l’association La maison de Locky.

« On en a retrouvé plusieurs morts dans les buissons la dernière fois », raconte-t-elle.

Les riverains opposés aux interventions

L’association est intervenue une nouvelle fois dans le quartier ce mercredi pour tenter de sauver une lapine apparemment blessée et réfugiée sous un immeuble. Ce sera la dernière fois, en raison de l’hostilité des riverains, opposés à la capture de leurs nouveaux chouchous. « Certains habitants courent ou font du bruit pour nous empêcher de les capturer », regrette Jade.

« Cela fait plus d’un an que les lapins sont là, et ils veulent nous les ôter maintenant », se défend Jean-Marie, un habitant.

Charente Libre fait également état de « menaces de plainte ou de pétition » de « propos virulents » face à la présence des défenseurs des animaux sur des terrains « privés ».

« C’est fou qu’ils aient réussi à survivre »

Ces lapins proviendraient du domicile d’un habitant du quartier. Ils sont issus de trois spécimens (« deux femelles et un mâle », précise-t-il au journal) achetés par ce septuagénaire qui les laissaient gambader et se reproduire dans son jardin. Et les lagomorphes de s’évader bien volontiers pour voir du pays.

« Il y a tellement de chats errants, c’est fou que mes lapins aient réussi à survivre dans le quartier », s’étonne l’Angoumoisin.

Plusieurs villes ont déjà fait état d’explosions problématiques de populations de lapins, comme dans des résidences de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) et Cagnes-sur-Mer (Alpes-maritimes). À Paris, l’esplanade des Invalides serait peuplée de 350 lapins et un bras de fer concernant leur contrôle est engagé depuis plusieurs années entre la préfecture et les défenseurs des lapins.

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