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Vaccins : AstraZeneca dément avoir quitté une réunion avec l’UE

Vaccins : AstraZeneca dément avoir quitté une réunion avec l’UE


La tension monte entre les dirigeants européens et le laboratoire AstraZeneca. Alors que le feu vert a été donné par l’Union européenne pour le vaccin d’AstraZeneca contre le Covid-19, le groupe a été convoqué à deux reprises lundi pour s’expliquer devant les États membres et la Commission européenne, qui négocie au nom des Vingt-Sept. En cause, une « baisse de rendement » sur un site de fabrication européen qui provoquera, selon le laboratoire, un retard dans les livraisons au premier trimestre. Ses justifications ont été jugées « insatisfaisantes » et une autre rencontre était prévue mercredi, mais, selon un haut responsable européen, AstraZeneca a claqué la porte et « s’est retiré » de la réunion.

Le laboratoire pharmaceutique britannique a réfuté quelques heures plus tard s’être retiré de cette réunion d’explication organisée par l’UE, et a assuré qu’il participera à une rencontre dans la journée. « Nous ne nous sommes pas retirés, nous assisterons à la réunion avec les représentants de l’UE plus tard dans la journée », a indiqué un porte-parole du groupe dans un communiqué à l’Agence France-Presse.

« Nous ne sommes aucunement engagés auprès de l’UE »

Bruxelles conteste les explications fournies par le PDG du groupe, Pascal Soriot, dans un entretien donné mardi 26 janvier à plusieurs quotidiens européens, et dément notamment le principe de réserver au Royaume-Uni la production des usines britanniques. « L’accord britannique a été conclu en juin (2020), trois mois avant l’accord européen. […] Londres a stipulé que l’approvisionnement provenant de la chaîne d’approvisionnement britannique irait d’abord au Royaume-Uni », déclare Pascal Soriot dans cet entretien. Dans le contrat de précommande conclu par l’UE en août, portant jusqu’à 400 millions de doses du vaccin AstraZeneca/Oxford, « il est mentionné que les sites de fabrication britanniques étaient une option pour l’Europe, mais seulement plus tard », précise le Français.

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Dans un passage publié par le quotidien italien La Repubblica, le patron insiste : « Nous ne sommes aucunement engagés auprès de l’UE. […] Ce n’est pas un engagement contractuel. On a dit : on fera de notre mieux, mais sans garantie de réussir. » « L’UE voulait plus ou moins autant de doses que le Royaume-Uni alors qu’ils signaient trois mois après. On a donc dit : on fera de notre mieux, mais nous n’allons pas nous engager contractuellement », observe-t-il.

Bruxelles conteste

Des propos qui ont fait réagir Bruxelles : « Nous contestons nombre d’éléments de cette interview, y compris l’idée que la production des usines britanniques serait réservée à des livraisons au seul Royaume-Uni. Ce n’est pas exact », a indiqué à l’Agence France-Presse un haut responsable de l’UE. « Sur l’idée de “faire de son mieux” » : le contrat prévoit l’existence de capacités de production supplémentaires. De telle sorte que, s’il y a un problème dans une usine en Belgique, nous puissions recourir aux capacités d’autres usines en Europe ou au Royaume-Uni », insiste-t-il.

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Pour Pascal Soriot, les difficultés de « rendement » rencontrées dans son usine européenne s’expliquent par le retard pris par rapport au Royaume-Uni : les partenaires du groupe devaient « apprendre » le processus de production. « Ils n’étaient pas aussi efficaces que les autres. […] Ce n’est vraiment pas de chance. Rien de mystérieux là-dedans », a-t-il simplement souligné.

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