Importance des poumons

En langage médical, le fonctionnement des poumons est la « physiologie pulmonaire ».

 

Les poumons sont les organes les plus importants… du système respiratoire.

 

Ce système comporte deux éléments principaux : une pompe respiratoire (thorax) et les poumons (avec les voies aériennes).

 

La cage thoracique joue le rôle de soufflet et fait entrer et sortir l’air des poumons.

Le fonctionnement des poumons permet donc d’apporter de l’oxygène frais (O2) à l’organisme et d’évacuer le dioxyde de carbone (CO2) ; ces échanges gazeux, qui s’effectuent par la voie de la circulation sanguine, permettent de véhiculer l’oxygène des poumons jusqu’aux cellules de tout l’organisme.

Plusieurs organes participent au fonctionnement des poumons et du système respiratoire : entrent en jeu également le système nerveux central, l’appareil circulatoire (le cœur et les vaisseaux) et les muscles du thorax et du diaphragme.

Le bon fonctionnement des poumons assure également d’autres missions dans le corps humain, comme le réchauffement de l’air respiré, son humidification et la protection contre des particules nocives qui pourraient pénétrer.

 

Les maladies pulmonaire

Le fonctionnement des poumons est indispensable à la vie.

Chaque année, une maladie pulmonaire comme la bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO touche 4 millions de personnes en France, avec 100 000 patients au stade d’insuffisance respiratoire chronique et 16 000 décès.

 

Comment fonctionnent les poumons ?

 

Les poumons sont situés dans la cage thoracique et font suite à la trachée, qui prolonge le larynx et se divise en deux bronches souches droite et gauche qui entrent dans le poumon correspondant.

Dans le poumon, les voies aériennes continuent de se diviser en branches de plus en plus nombreuses, courtes et fines, à la manière des ramifications des branches d’un arbre. Les plus petites bronches sont appelées bronchioles. Elles s’ouvrent sur les alvéoles pulmonaires, petites cavités aériennes où a lieu l’échange de gaz entre l’air et le sang.

Chaque poumon est entouré d’un sac fermé appelé la plèvre.

La paroi thoracique est quant à elle formée de douze paires de côtes qui joignent le sternum en avant aux vertèbres dorsales en arrière. Ce grill costal représente une protection osseuse ; le diaphragme est un muscle qui forme le plancher de la cavité thoracique.
L’ensemble des structures anatomiques participent au fonctionnement des poumons et à leur rôle dans les échanges gazeux.

Des capillaires sanguins (petits vaisseaux) forment un réseau dense autour des alvéoles et permettent les échanges O2/CO2.

 

Fonctionnement des poumons Prévention

Comment cela se manifeste-t-il ?

La respiration est un phénomène inconscient contrôlé par des centres nerveux situés à la base du cerveau. En cas d’atteinte au bon fonctionnement des poumons, quelle qu’en soit la cause, la respiration devient consciente car difficile : il faut alors penser à respirer. En cas de réelle difficulté respiratoire, les médecins parlent de dyspnée.

 

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

La dyspnée ou difficulté respiratoire peut avoir plusieurs causes qui ne sont pas toutes liées au fonctionnement des poumons.

 

Certaines causes sont extrarespiratoires, comme l’insuffisance cardiaque ou un trouble neurologique ou métabolique (anomalie sanguine).

 

Les poumons jouent alors un rôle de compensation jusqu’à ce que les phénomènes de régulation soient dépassés, conduisant à une insuffisance respiratoire aiguë.

 

Y a-t-il une prévention possible ?

Les maladies pulmonaires ont des causes diverses (génétiques, environnementales…) mais dans tous les cas, la préservation du fonctionnement pulmonaire repose sur l’arrêt du tabagisme actif ou passif.

 

Le tabac augmente les maladies et les problèmes pulmonaires : maladies pulmonaires obstructives chroniques (75 % des cas sont liés au tabagisme), pneumonie, capacité pulmonaire réduite, croissance pulmonaire réduite chez l’enfant et l’adolescent fumeurs, asthme

 

Fonctionnement des poumons,  Préparer sa consultation

 

À quel moment consulter ?

Toute difficulté respiratoire doit motiver une consultation en urgence.

 

Certaines causes peuvent nécessiter un traitement en urgence, comme l’asthme ou le pneumothorax. Un appel au SAMU-Centre 15 en décrivant les symptômes permet au médecin d’envoyer les secours qui pourront apporter l’oxygène qui manque à l’organisme.

 

Que fait le médecin ?

Le médecin a plusieurs moyens pour apprécier et évaluer le fonctionnement des poumons.

 

Au cabinet, il peut déterminer la fréquence respiratoire : un individu respire entre 12 et 15 fois par minute (mouvements inspiratoires puis expiratoires).

Il peut ensuite regarder et palper la cage thoracique pour détecter une anomalie du mouvement des poumons ; une asymétrie par exemple ou encore une anomalie à la percussion d’un côté du thorax peut révéler une maladie pulmonaire sous-jacente comme une pneumopathie ou un pneumothorax.

Enfin, l’auscultation à l’aide d’un stéthoscope offre la possibilité au médecin d’écouter les bruits en provenance des poumons et des voies aériennes.

D’autres examens sont utilisés pour évaluer la fonction pulmonaire :

  • la saturométrie pulsée en oxygène par exemple permet de mesurer au bout du doigt l’oxygénation du sang, le peak-flow ou d’autres appareils permettent de détecter précocement et facilement, chez le généraliste, les troubles ventilatoires.
  • la radiographie pulmonaire,
  • le scanner ou encore l’IRM donnent quant à eux des informations sur l’anatomie des poumons.
  • Les explorations fonctionnelles respiratoires (EFR) renseignent sur la capacité pulmonaire et le fonctionnement des poumons.

 

Comment préparer ma prochaine consultation ?

En cas d’asthme ou de difficultés respiratoires récurrentes, il est important de repérer les facteurs déclenchants ou d’amélioration. Des facteurs allergiques par exemple ou environnementaux (pollution atmosphérique) pourront alors être évoqués et des tests proposés par votre médecin.

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à retenir


Les poumons sont indispensables à la vie ; ils jouent un rôle fondamental dans la respiration et les échanges gazeux. Le principal facteur d’agression des poumons reste aujourd’hui encore le tabac.

 

 

 

 

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