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Lydec prive les déportés des bidonvilles de compteur et réclame 13 milliards de centimes

Lydec prive les déportés des bidonvilles de compteur et réclame 13 milliards de centimes

Des centaines de citoyens au niveau de la commune Ain Harouda à Mohammedia, qui rêvaient de changer de statut social et de passer de la vie dans les bidonvilles à la vie dans des appartements décents, espèrent aujourd’hui revenir au «Kariane» au lieu de vivre dans un projet qui ne préserve pas leur dignité humaine. Comment ?

Après avoir été évacués des bidonvilles, les citoyens qui ont bénéficié d’un logement dans le projet «Jnan Zenata» du groupe Ain Harouda, en particulier ceux des Douars Bensimo, Oulad Eto, Rai et Zbir se sont retrouvés incapables d’équiper leurs maisons de compteurs d’eau et d’électricité.

La raison n’est autre que le refus de la société Lydec, délégataire et responsable de la gestion du secteur au niveau de Mohammedia, de leur fournir ses services jusqu’au paiement de la dette qu’ils ont accumulée lorsqu’ils vivaient dans les bidonvilles.

Les citoyens qui bénéficient du logement à «Jnan Zenata» confirment que les promesses qui leur ont été faites pour déménager à ce lotissement se sont évaporées. Selon eux, le projet manque d’équipement de base, principalement l’eau et l’électricité, ce qui entrave le processus de construction de leur maison ou encore l’installation.

Dans une déclaration à Hespress, cette catégorie de citoyens qui se comptent par centaines ont souligné être confrontés à des problèmes majeurs pour construire leurs maisons sur les lots qui leur ont été remis en échange de leur départ des bidonvilles, notamment le fait d’être privés de compteurs d’eau ce qui les contraint à s’en procurer via des réservoirs d’eau pour la construction de leur logement.

Ces derniers ont attiré l’attention sur le fait que la société française les soumet à la nécessité de s’acquitter des dettes qu’ils ont accumulées pendant leur séjour au « Kariane« , ce qu’ils considèrent comme «une violation d’un de leurs droits fondamentaux».

Ces citoyens ont fait valoir leur droit d’accès aux compteurs et aux connexions au réseau d’eau afin de construire leurs logements, au lieu de les exposer à davantage de souffrances surtout après avoir été contraints de louer en attendant l’achèvement de la construction de leurs maisons.

Pour sa part, Lydec a déclaré que la raison pour laquelle ces bénéficiaires du projet «Jnan Zenata» ne disposent pas des autorisations pour les compteurs d’eau et d’électricité, était principalement les dettes qu’ils avaient accumulées pendant des années, car ils avaient refusé de payer au cours de l’année 2011, qui coïncidait avec les manifestations du printemps arabe.

Le directeur régional de la société « Lydec » à Mohammedia, Mohamed El Malouli, a indiqué à Hespress, qu’il y avait des dettes accumulées pendant des années, expliquant que dans toutes les zones où la réinstallation a lieu, les résidents sont obligés de payer ce qu’ils doivent pour leur accorder des licences d’installation des compteurs.

Le même porte-parole a ajouté que Lydec est une « société commerciale qui acquiert de l’eau et la vend aux citoyens, et donc ils doivent remplir leurs devoirs », soulignant que le total des dettes accumulées au niveau d’Ain Harouda s’élève à 13 milliards de centimes.

Le directeur régional de la société « Lydec » à Mohammedia  a par ailleurs confirmé qu’il existe des facilités qui sont offertes aux citoyens qui souhaitent s’acquitter de leurs dettes, en plus d’un accompagnement dans ce processus, soulignant que ceux qui ont payé leurs frais, ont eu droit à un compteur.

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