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L’OMS recommande de vacciner à tour de bras en Tunisie pour stopper l’hémorragie

L'OMS recommande de vacciner à tour de bras en Tunisie pour stopper l'hémorragie

L’Organisation mondiale de la Santé a indiqué lundi qu’elle souhaitait voir une accélération de la campagne de vaccination en Tunisie, pays qui a vu son système de santé s’effondrer. 

Alors que l’épidémie dans le pays prend la voie de la stabilisation après une augmentation dangereuse ayant surchargé les hôpitaux en cas graves, l’OMS espère relever « le défi (…) d’accélérer la campagne de vaccination », pour lutter contre les formes les plus graves de la maladie.

La Tunisie qui a vu ses hôpitaux saturés avec un manque d’oxygène et de vaccins, a appelé au secours, notamment ses pays proches. Il a donc bénéficié de plusieurs dons internationaux dont de vaccins, ou d’équipements.

Dans ce cadre, le Maroc avait créé un couloir humanitaire avec le pays maghrébin pour acheminer des aides médicales d’urgences et l’installation d’un hôpital de campagne, dotés de deux unités complètes de réanimation chacune de 100 lits, 100 respirateurs et deux générateurs d’oxygène. De son côté, l’OMS a fourni 400 concentrateurs d’oxygène et quatre générateurs d’oxygène à la Tunisie.

« Les données épidémiologiques vont dans le bon sens. (…) On a le sentiment que le pic de l’épidémie est peut-être passé », a expliqué Yves Souteyrand, représentant de l’OMS en Tunisie, lors d’une conférence de presse.

Le petit pays de 12 millions d’habitants, a « reçu en dix jours à peu près sept millions de doses de vaccins et elle va en recevoir encore peut-être deux ou trois millions » prochainement, a assuré M. Souteyrand.

La Tunisie a enregistré sur les sept derniers jours le pire taux de mortalité officiel du monde, avec 10,64 décès dus au Covid-19 pour 100.000 habitants, à cause de la propagation du variant Delta, qui représente « plus de 90% des cas de contaminations ».

Depuis la reprise de force du pouvoir par le président tunisien Kais Saied qui a créé une situation de crise politique, la Tunisie s’est dotée d’une une cellule de crise dédiée à la gestion de la pandémie supervisée par un haut gradé militaire.

« Toute mesure qui permet d’avoir une réponse multisectorielle (…) pour faire face à cette crise devrait avoir un impact positif », a commenté Souteyrand.

Selon lui, « les relations entre l’OMS et le ministère de la Santé ne sont pas affectées par la crise politique ».

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