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Le sit-in pour la libération de l’imam Said Abou Ali interdit par les autorités

Le sit-in des recteurs et des préposés religieux et des membres du secteur de l’enseignement originel, prévu ce mardi devant le Parlement pour exiger la libération de l’Imam Saïd Abou Ali, a été interdit par les autorités publiques pour motif de l’État d’urgence sanitaire. Les protestataires ont malgré ça scandé plusieurs slogans, à leur tête la libération du « détenu d’opinion », Saïd Abou Ali.

L’arrestation de Saïd Abou Ali a provoqué une large polémique suscitant une large solidarité de la part de plusieurs associations et militants, notamment le Comité de soutien de Soulaimane Raissouni, Omar Radi et Maâti Monjib.

Devenu célèbre après que l’une de ses interventions lors d’un sit-in des Imams était devenue virale, Saïd Abou Ali a été arrêté le 25 août dernier juste après une manifestation devant la résidence du ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Taoufiq.

Le sit-in pour la libération de l'imam Said Abou Ali interdit par les autorités
© Mounir Mehimdate

Lors de cette manifestation le mot d’ordre était la protestation contre les conditions difficiles qu’endurent les préposés et les recteurs religieux. Ceux-ci revendiquent la reconnaissance des droits des personnes engagées dans l’enseignement originel, notamment, la garantie d’une couverture sociale pour mettre fin à leur vulnérabilité ainsi qu’à la précarité de leurs emplois.

Le sit-in pour la libération de l'imam Said Abou Ali interdit par les autorités
© Mounir Mehimdate

Said Abou Ali a été condamné par le tribunal de première instance de Témara à deux ans de prison ferme pour « tentative de mettre en danger la vie d’une personnalité publique ». Sachant que les revendications qu’il a soulevées font l’objet de protestations des préposés religieux depuis plusieurs mois sans aucune réaction ne soit constaté de la part de la tutelle.

Lors du sit-in de ce mardi, une forte présence des forces de l’odre a été constatée. Pas seulement au niveau du Boulevard Mohammed V où devait se tenir le si-in, mais aussi aux abords du Parlement. Les journalistes d’Hespress ont constaté une présence policière jusqu’au jardin « Nouzhat Hassan« , où les préposés religieux étaient en train de coordonner pour la tenue du sit-in avant d’être informé de l’interdiction pour des raisons de non-respect des mesures sanitaires..

Le sit-in pour la libération de l'imam Said Abou Ali interdit par les autorités
© Mounir Mehimdate

Après des discussions avec les autorités publiques sur l’interdiction du sit-in, les préposés religieux ont dû faire face au contrôle des autorisations de déplacement inter-villes avant que la foule ne soit dispersée.

Dans une déclaration à Hespress Ar, l’un des Imams protestataires a déclaré que la principale revendication des préposés religieux présents est « la libération de l’imam Abou Ali », en plus d’autres revendications qui concernent les imams, les recteurs, les prédicateurs et les muezzins ainsi que le reste des préposés religieux, à savoir « l’intégration dans la fonction publique, la modification du statut administratif et social des chefs religieux, et la retraite ».

Le sit-in pour la libération de l'imam Said Abou Ali interdit par les autorités
© Mounir Mehimdate

Une source du ministère des Habous et des Affaires islamiques avait précédemment déclaré à Hespress que l’arrestation et la poursuite de l’imam Saïd Bou Ali n’avaient aucun lien avec une plainte de sa part, mais plutôt avec des instructions du ministère public après « son (l’imam) sit-in devant la maison du ministre des Habous, et la prise de photos sans permission qui incluaient des membres de la famille du ministre ».

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