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La Défense de Raissouni tire la sonnette d’alarme dans une sortie médiatique

La Défense de Raissouni tire la sonnette d’alarme dans une sortie médiatique

Les avocats en charge de la défense du journaliste Soulaimane Raissouni, ont tenu à s’exprimer au-devant de la presse concernant les conditions d’emprisonnement et de l’état de santé de leur client. Soulaimane Raissouni, rédacteur en chef du journal Akhbar Al-Yaoum (en liquidation judiciaire depuis mi-mars pour des raisons financières), poursuivi sous le chef d’inculpation de «viol avec violence et séquestration » après une plainte déposée par un militant LGBT, des faits au demeurant qu’il conteste, est en grève de la faim depuis soixante-douze jours à ce vendredi.

A cet effet,  il a, du reste, été « dans l’incapacité d’assister à l’audience de son propre procès, mardi »  à cause de son état de santé, selon son avocate. Toutes les demandes de liberté provisoire sous condition de sa défense ont été rejetées et des voix se sont élevées notamment celle de militants des droits de l’Homme qui ont appelé à ce qu’il soit poursuivi en état de liberté, puisque répondant à l’ensemble des critères permettant de bénéficier de cette mesure. Mardi dernier à son procès son avocate Souad Brahma avait déclaré à la cour que son client ne peut « ni se concentrer ni parler ». Le parquet avait ensuite contesté cette assertion en présentant des documents pénitentiaires, dont un certificat médical affirmant le contraire. « Comment peut-on dire qu’un homme en grève de la faim depuis presque soixante-dix jours est toujours capable de marcher et de parler ? », avait rétorqué Me Brahma.

C’est d’ailleurs en partie ce qui a fait réagir la défense en organisant à Casablanca à la “Maison de l’Avocat“ ce point de presse suivi d’un communiqué pour dénoncer « l’injustice et la diffamation dont il fait l’objet » ainsi que de faire la lumière sur « la situation générale de sa santé et les violations qui ont entaché son dossier, et de lutter contre une campagne de diffamation et de dénigrement à son encontre ». Cette sortie médiatique à laquelle assistait, Abderrahmane Benamrou, militant et fondateur de l’AMDH et bâtonnier du barreau de Rabat, intervient en raison, selon la défense du journaliste Soulaimane Raissouni « d’un pressentiment de la gravité de la situation sanitaire du journaliste, par le fait qu’il ait entamé une grève de la faim (jusqu’à ce vendredi de 72 jours) et qui pourrait faire craindre le pire, pour sa santé et sa vie dont le pronostic vital est en jeu d’où, un droit à la vie, gravement menacé » a insisté la défense de Raissouni.

La défense de Raissouni, conduite par l’avocate Souad Brahma, répondant au Parquet près la cour d’appel de Casablanca, qui avait indiqué que Raissouni avait refusé d’assister à sa dernière audience et que son état de santé était normal, a affirmé que le communiqué « contient des données erronées émises par une partie qui n’est pas neutre dans l’affaire ». Aussi, Me Brahma, lors de cette rencontre, tient les autorités ayant interpellé son client pour responsable de « toute atteinte à son droit à la vie et à son intégrité physique et psychologique ».

La source a estimé que le suivi de son client en état de libération, « est l’une des conditions et des garanties d’un procès équitable, afin d’activer le principe de la présomption d’innocence inscrit dans les pactes internationaux des droits de l’homme, la constitution et la loi ». Pour ce qui est du retard qu’a pris cette affaire, la défense l’a imputé à la longueur de l’enquête judiciaire supervisée par le juge d’instruction, qui dure depuis près de neuf mois et au regard qu’elle « n’ait rien ajouté de nouveau à l’affaire, elle ne doit donc pas nécessiter autant de temps ». Dans ce contexte, la défense pointe du doigt l’administration pénitentiaire, qui aurait « refusé de remettre les pièces du dossier à Raissouni ».

Elle a ajouté en se dégageant : « Il n’y a eu aucun délai de la part de la défense sauf, lors des deux premières séances afin d’enregistrer le soutien des avocats et préparer la défense. Quant au reste des retards, ils sont dus à l’intransigeance de l’administration pénitentiaire qui a fait valoir que la remise les documents à Raissouni devraient obtenir un aval par l’intermédiaire du ministère public ». En attendant, Soulaimane Raissouni, dans une lettre dictée à son avocat, a fait part de sa détresse affirmant que son pied droit est devenu quasiment paralysé, “d’après les affirmations des médecins de la prison locale Ain-Sbâa 1 – Oukacha“. Par ailleurs, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) a adressé il y a quelque jours au Roi Mohammed VI, une demande pour la libération du journaliste, dont l’état de santé est extrêmement préoccupant et nécessite des soins immédiats selon la FIJ.

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