Economie

Léger mieux sur le front de l’égalité professionnelle femme-homme

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Léger mieux sur le front de l'égalité professionnelle femme-homme

Bien mais peut mieux faire. La publication ce lundi des premiers résultats très globaux de l’index d’égalité professionnelle montre que les entreprises sont plus nombreuses année après année à intégrer leurs devoirs en temps et en heure. Sept sur dix ont publié leur note au 1er mars comme elles le devaient pour cette deuxième année consécutive de publication pour toutes les entreprises concernées. C’était un peu moins de six sur dix il y a un an. La note globale, elle, continue de progresser, lentement mais sûrement puisqu’elle est passée de 84 à 85, sur un total de 100 points maximum.

Pour rappel, l’index a été instauré en 2018. Il est calculé par la somme des notes obtenues sur quatre ou cinq critères et a été appliqué de manière progressive à toutes les entreprises de plus de 50 salariés. Au-delà d’une note de 75, cela passe. En dessous, l’entreprise doit prendre des mesures correctrices dans les trois années, faute de quoi elle peut être sanctionnée d’une amende allant jusqu’à 1 % de sa masse salariale. Au dernier décompte, l’Inspection du travail a procédé à 17.500 contrôles qui ont donné lieu à 300 mises en demeures et 11 pénalités financières pour non-publication ou absence de mesures correctives.

Top dix des salaires : où sont les femmes ?

L’excellence reste encore rare puisqu’on ne compte que 2 % de répondants affichant 100 sur 100. Surtout, deux indicateurs traduisent encore l’étendue du chemin à parcourir. Il s’agit, primo, du quatrième qui mesure si l’employeur a satisfait à son obligation de réévaluer la rémunération des salariées de retour de congé maternité quand des augmentations, générales ou individuelles, ont eu lieu durant leur absence. Quinze ans après l’entrée en vigueur de cette obligation, 13 % des entreprises ne la respectent pas et récoltent un zéro pointé. Sur les 3.000 entreprises concernées, 171 ont zéro depuis trois ans !

L’autre indicateur à la traîne porte sur la parité dans les instances dirigeantes, atteinte ou quasi atteinte dans une entreprise sur quatre seulement. La situation s’est même détériorée parmi les plus de 1.000 salariés puisque 43 % d’entre elles n’ont pas ou une seule femme parmi les dix plus hautes rémunérations, contre 37 % il y a un an. « Nous analysons les raisons de ce recul », fait-on savoir au ministère du Travail.

La majorité va déposer ce lundi une proposition de loi pour instaurer des quotas dans les comités de direction sur le modèle de ce qui a été fait avec succès dans les conseils d’administration. « On a un problème en France au niveau des directions, des comités de direction, et il faut le traiter. Je ne le dis pas simplement pour un sujet d’égalité mais aussi pour un sujet d’efficacité », a reconnu ce lundi le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, sur « Europe 1 », tout en réitérant son opposition aux quotas. Contrairement aux conseils d’administration, aucune rotation automatique n’a lieu au sein des comités de direction, plaide-t-il.

Objet de plusieurs critiques – des syndicats notamment qui pointent la non prise en compte des bas salaires, très majoritairement ceux des femmes – l’index ne va pas évoluer à ce stade. A court terme, le ministère prévoit juste d’obliger par décret les entreprises à rendre plus visible leurs notes globales et celles des différents critères les composant sur leurs sites Web.

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