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Covid : les ordres professionnels appellent les soignants à se faire vacciner

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Covid : les ordres professionnels appellent les soignants à se faire vacciner

Trois jours après l’appel du Premier ministre Jean Castex pour que les soignants se fassent vacciner, la réponse des sept instances ordinales a fusé, sous la forme d’une tribune parue dimanche dans le « JDD ». « Aujourd’hui, les ordres des professions de santé appellent d’une seule voix l’ensemble des soignants à se faire vacciner. A la fois parce que cela relève de leur devoir déontologique, protéger leurs patients en toutes circonstances, et parce qu’il est impératif qu’ils puissent eux-mêmes se protéger contre le virus, ainsi que leurs proches, et freiner la propagation de l’épidémie. »

« Primum non nocere, notre premier devoir est de se protéger pour protéger les autres », renchérit Patrick Chamboredon, président de l’ordre des infirmiers. Il pointe les atouts du vaccin AstraZeneca, boudé par un grand nombre de professionnels, alors qu’il s’agit d’un produit « sûr, efficace et pas cher ». « Je ne sais pas s’il faut mettre en place une obligation légale, ça me semble très compliqué sur le plan juridique, nuance-t-il ; s’asseoir autour de la table pour discuter me semble plus à même de construire une relation de confiance. »

Ils plaident non-coupable

Jeudi, Jean Castex s’était inquiété que seul un soignant sur trois soit vacciné : « Ce n’est pas normal, et cela compromet notre capacité à lutter effectivement et efficacement contre le virus, alors même que nous connaissons une reprise épidémique inquiétante », a-t-il déclaré. Le lendemain, le ministre de la Santé Olivier Véran a écrit aux soignants : « Je vous le demande, pour vous-même, votre entourage, les Français. Si vous n’êtes pas encore vaccinés, faites-le rapidement », les a-t-il encouragés. Si les encouragements ne suffisent pas, le gouvernement envisage de mettre en place une obligation vaccinale, après avoir consulté le comité consultatif national d’éthique à ce sujet.

Emmanuel Macron s’est ému mercredi en conseil de défense du faible taux de vaccination des soignants, alors qu’ils sont éligibles depuis janvier pour les plus de 50 ans, et depuis février quel que soit leur âge. Il a exigé que la vaccination soit généralisée dans les hôpitaux, ainsi que dans les Ehpad, où le personnel est vacciné à 41 % contre 83 % des résidents.

Une partie des professionnels de santé plaident cependant non coupable. « On a très peu de refus de vaccination de nos salariés », jure Florence Arnaiz-Maumé, du Synerpa, qui fédère les acteurs privés de l’autonomie. Même si les intentions de vaccination des soignants étaient encore faibles fin 2020, le vent a tourné, assure-t-elle. Seulement, les salariés n’ont pas bénéficié de la campagne de vaccination Pfizer en Ehpad, réservée aux résidents. Ils ont été appelés à se rendre dans des centres de vaccination débordés ou à l’hôpital… « alors qu’ils travaillent toute la journée au milieu des médecins et des infirmiers à l’Ehpad ! ».

Florence Arnaiz-Maumé est très remontée contre la mise à l’arrêt la semaine dernière du « flux A » qui livrait ces établissements, comme si la campagne y était achevée. « Livrez-nous des doses, pour nos salariés, et aussi pour les résidents qu’on n’a pas pu vacciner », supplie-t-elle.

La nécessité d’aller se faire vacciner ailleurs que sur le lieu de travail ne peut en revanche être avancée comme excuse pour les personnels hospitaliers, qui peuvent pour la plupart se faire vacciner facilement sur place.

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