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Covid : feu vert à la vaccination en pharmacie sur prescription médicale



Covid : feu vert à la vaccination en pharmacie sur prescription médicale

Les bonnes nouvelles sont venues d’Ecosse. Le vaccin contre le Covid d’AstraZeneca, qui y a été massivement injecté à des personnes âgées en janvier, a montré « des résultats remarquables après une seule dose », a souligné ce mardi la présidente de la Haute Autorité de santé, Dominique Le Guludec. Le risque d’hospitalisation a été réduit de 85 % pour les 18-64 ans, et cette protection n’a quasiment pas diminué (81 %) chez les plus de 80 ans. Pour mémoire, ce vaccin avait été validé en France le 2 février sur la base d’une efficacité de 62 à 70 %, et en l’absence d’éléments concernant les seniors.

Cela a conduit la HAS à recommander « sans arrière-pensée » l’extension de l’indication du sérum d’AstraZeneca aux plus de 65 ans, dans un avis publié ce mardi. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé lundi soir sur France 2 qu’il en tirerait les conséquences aussitôt en ouvrant la vaccination à 2,5 millions de 65-74 ans avec comorbidités. Il a également précisé que l’on pourrait désormais se faire vacciner par son pharmacien.

1,5 million de vaccinations en officine

Les officines attendaient ce moment avec impatience. « A la mi-avril, les livraisons vont passer à 5 millions de doses par semaine, et nous estimons être capables de faire 1,5 million d’injections par semaine dans le réseau officinal », indique Philippe Besset, le président du syndicat FSPF. « On va ouvrir des créneaux de vaccination, et les gens s’inscriront », prévoit-il, « mais il faudra aussi que les infirmiers et les médecins vaccinent » pour écouler cette soudaine abondance de vaccins.

La HAS a recommandé au début du mois d’étendre la compétence vaccinale aux pharmaciens et aux sages-femmes, pour le vaccin AstraZeneca. Le gouvernement a promis de mettre en oeuvre cette mesure, mais seulement lorsque les volumes de livraison deviendraient plus conséquents, en mars.

Ce mardi, dans un avis séparé, la HAS va un cran plus loin et estime que ces professionnels et les infirmiers doivent pouvoir prescrire et administrer les vaccins à ARN messager – à l’officine ou au cabinet infirmier, et non uniquement en centre de vaccination comme aujourd’hui. L’objectif est de « diversifier le profil des vaccinateurs, multiplier les lieux, simplifier encore cette vaccination », a plaidé la présidente de la HAS.

Certes, c’est compliqué car les produits à ARN messager doivent être conservés par grand froid, mais Pfizer et Moderna travaillent sur « une nouvelle forme plus stable », a expliqué Dominique Le Guludec, ajoutant que « l’Agence nationale de sécurité des médicaments se prononcera sur les possibilités nouvelles de conservation », « incessamment, dans le mois qui vient ».

Sur prescription médicale dans un premier temps

La HAS étudie l’efficacité des vaccins pour réduire la transmission du virus, avec des données récentes encourageantes, ce qui pourrait infléchir les objectifs de la campagne vaccinale. Mais pour l’instant, les priorités ne varient pas : éviter les formes graves de la maladie et les décès . Par conséquent, il faut trier les patients éligibles et commencer par ceux qui présentent un risque accru. Le premier critère, l’âge, est facile à objectiver. Le deuxième, lié aux comorbidités, relève du médecin. Une prescription médicale sera donc nécessaire dans un premier temps pour se faire vacciner en pharmacie.

Dominique Le Guludec a cependant laissé entendre que cette restriction d’accès sauterait rapidement : « Le facteur limitant, c’est la disponibilité de doses », mais « dès avril, les vaccins seront en quantité, il va falloir multiplier les possibilités pour accélérer ». C’est vraisemblablement à ce moment que les pharmaciens et d’autres professions de santé libérales pourront prescrire eux-mêmes et administrer les précieuses doses, sur des patients sans comorbidités.



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