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Ce que le Maroc a acheté à Israël

Ce que le Maroc a acheté à Israël

Israël a consenti à la demande du Maroc pour l’acquisition de toute une panoplie de systèmes militaires avancés ou sophistiqués, a annoncé un site israélien, N12. « Des véhicules aériens sans pilote et un système de défense aérienne avancé, et ce ne sont là que quelques-unes des armes qu’Israël vendra au Maroc », nous explique encore le média.

La source ajoute qu’Israël avait, jusqu’à présent, toujours refusé d’accéder aux revendications marocaines, mais avec le rétablissement des relations et le renforcement de la coopération entre les deux pays, c’est désormais possible, et même chose faite. Ces développements interviennent au moment où le ministre de la Défense israélienne Benny Gantz est en visite au Maroc. Benny Gantz a participé à des réunions avec « des représentants de l’administration militaire de Rabat » et où il a été question de drones IAI, radars Elta, missiles, systèmes Sky Lock pour intercepter et neutraliser les drones ainsi que de la modernisation de la flotte des avions F5. Par ailleurs, il a été décidé d’organiser des entraînements conjoints entre les Forces Armées Royales et Tsahal.

Cependant, poursuit-on, le point culminant de l’accord est un système de défense aérienne fabriqué par l’industrie aérospatiale appelé « Lightning 8 ». Le système est généralement installé sur les avions, mais se décline également dans une version terrestre des systèmes antiaériens. Ces emplettes, permettre aux industries de défense d’Israël d’engranger des centaines de millions de dollars. Ces achats trouvent sa raison dans le fait que le Royaume ne désire pas se trouver en infériorité numérique et qualitative et souhaite combler cette lacune. Gantz explique en ce sens, « Israël est particulièrement préoccupé par l’agression iranienne et ses intentions belliqueuses. Il est du devoir du monde d’agir contre l’Iran, ce qui n’est pas seulement un défi pour Israël, mais avant tout un danger pour l’ensemble de la région et du monde ».

« En tant que chef d’état-major, j’ai participé à des dizaines d’opérations, mais je n’ai jamais oublié que la bataille la plus importante est la paix et la stabilité. Cela peut arriver si Israël est fort et qu’il renforce ses relations avec ses alliés ». Il a poursuivi en disant, « Nous travaillons avec nos amis Marocains, avec le soutien des États-Unis, pour affermir nos liens avec les autres pays de la région, dont la Jordanie, l’Égypte, les parties ayant signé les accords abrahamiques ainsi qu’avec nos voisins palestiniens ». Le ministre israélien de la Défense qui a quitté le Maroc ce jeudi a, dans une chronique publiée par le journal marocain arabophone « Al Ahdath Al Maghribia », déclaré : « Un jour, je réunirai mes petits-enfants et je me ferai l’orateur de cette visite historique que nous venons d’instaurer et leur dirai, comment nos deux pays ont rejoint l’Histoire. Mais les relations entre nos deux grands pays sont bien plus que l’importance de cet événement ».

Benny Gantz a également évoqué les accords signés par les deux États, « Après des années de coopération informelle dans la prévention du terrorisme, nous avons poussé un peu plus, la relation, nous avons officialisé et signé un accord de défense qui nous permet de partager des informations et une formation commune. Le partenariat est essentiel pour les défis régionaux et les menaces à la paix, car le monde s’oppose au terrorisme intégré ».

D’un autre côté, Zohar Palti, chef du bureau politico-militaire du ministère de la Défense, s’adressant aux journalistes en marge de la visite de Benny Gantz à Rabat, a déclaré « L’accord que nous avons signé nous permettra de coopérer, avec des exercices, avec des informations — c’est un accord qui nous permettra de soutenir les Marocains avec tout ce dont ils ont besoin, conformément bien sûr à nos propres intérêts communs. Nous avons une alliance stratégique de connaissances », a-t-il encore déclaré. Le haut responsable israélien de la défense a ajouté que les « deux pays vont dorénavant commencer à coopérer étroitement sur les questions de sécurité, à partager plus librement des renseignements et à organiser des exercices conjoints à la suite de la signature de ce protocole d’accord ».

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