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 « L’Intérieur» met de l’ordre au cafouillis du cumul de mandats législatif et communal

 « L’Intérieur» met de l’ordre au cafouillis du cumul de mandats législatif et communal

Immédiatement après que la Chambre des représentants ait annoncé la liquidation définitive des pensions des députés, incluses dans les revenus de leurs tâches politiques obligatoires, un certain nombre de parlementaires, cumulant plusieurs mandats et qui occupent simultanément les mairies des grandes villes perdront à deux fois l’indemnisation « politique ».

En effet, le ministère de l’Intérieur a approuvé les propositions des partis politiques visant à empêcher la multiplicité des tâches afférentes à toutes les élections, en élargissant les cas d’incohérence entre l’adhésion au Parlement et la verticalité de la responsabilité des grandes villes. Cependant des discussions sont toujours en cours sur les grandes villes n’ayant pas encore adopté la gouvernance verticale.

De façon plus générale, notre système politique est verticalisé par l’organisation même des partis, qui sont reconnus par la Constitution. Leurs hiérarchies internes, presque toutes similaires, sont ajustées sur la trajectoire idéale, d’une carrière visant à conduire leurs meilleurs éléments ou ceux proches de la hiérarchie aux plus hautes fonctions. On peut donc, y voir ici, de bon œil, l’intervention de l’autorité de tutelle.

Plus d’un chef de parti a salué, dans des déclarations avec Hespress, l’étape annoncée par le ministère régalien après les consultations des partis politiques en préparation des avantages électoraux pour l’année 2021, notant que d’une part elle met fin à la discussion sur la multiplicité de l’indemnisation, qui est présentée en permanence à chaque élection, et devrait permettre aux présidents des communes des  grandes villes de se consacrer à leur seul travail communal d’autre part.

Alors que le nouvel amendement devrait ouvrir la voie à des opportunités au sein des partis politiques pour gérer les affaires publiques et bloquer, pour certains des « chanceux » proches des chefs de parti, le conflit entre l’adhésion au Parlement et la mission à la tête des mairies des six grandes villes couvertes par le système d’unité, à savoir Casablanca et Rabat, Salé, Fès, Tanger et Marrakech. Pendant ce temps, des négociations sont en cours pour ce qui est de la gouvernance des sept autres grandes villes, El Jadida, Meknès, Tétouan, Kénitra, Témara, Safi et Agadir.

A chaque amendement des lois électorales, la question du conflit de responsabilités se pose, notamment par le cumul de mandats entre le Parlement et la présidence des communes qui dépendent de l’unité de la ville basée sur la verticalité de gouvernance, alors qu’elle nécessite un dévouement total et une gestion idoine.

Le Parti de la Justice et du Développement est considérée comme le premier à être concernée par cette procédure, compte tenu des grandes villes qui relèvent de sa responsabilité administrative. Cela a poussé le Secrétaire général adjoint du PJD, Slimane El Amrani, à affirmer que « la réunion des secrétaires généraux des partis majoritaires avec le ministre de l’Intérieur a proposé d’approuver le décalage entre la composition du Parlement et la composition des bureaux des conseils des communes territoriales », déclarant que « la proposition, lors de la réunion susmentionnée, n’exprimait aucune position finale à ce sujet des représentants du Parti de la justice et du développement ».

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