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Mont-Saint-Michel : la Mère Poulard, monument en danger

Mont-Saint-Michel : la Mère Poulard, monument en danger

C’est un nom qui est profondément lié à l’histoire du Mont-Saint-Michel. Sur le célèbre îlot rocheux qui abrite l’abbaye, la « mère Poulard », devenue célèbre grâce à son omelette épaisse et baveuse, est devenue une marque florissante et omniprésente. Mais, avec la crise du Covid-19 et la chute de la fréquentation touristique, le groupe vacille. Selon Capital, la marque de biscuits, qui produit sablés, galettes, palets et cookies serait à vendre.

Si les visiteurs du Mont-Saint-Michel découvrent surtout le célèbre restaurant qui trône près de l’entrée, le groupe Mère Poulard s’appuie sur des activités diversifiées : hôtels, restaurants, snacks, boutiques de souvenirs, échoppes… Mais, les touristes, notamment asiatiques, qui étaient nombreux à s’y presser habituellement, ne sont plus au rendez-vous en raison des mesures sanitaires. Le groupe aurait donc vu son chiffre d’affaires reculer de près de moitié, soit 10 millions d’euros, sur l’année 2020, précise le magazine économique. Des pertes qui empêcheraient le groupe de régler tous ses loyers. Éric Vannier, le fondateur du groupe, aurait donc décidé de prendre des mesures afin de renflouer les caisses.

Usine et… marque à vendre

C’est la branche agroalimentaire qui serait donc sacrifiée pour sauver le groupe Mère Poulard. L’objectif ? Trouver un repreneur pour la biscuiterie, située près du Mont-Saint-Michel. Le groupe veut à la fois vendre l’usine et donc les outils de fabrication des biscuits, mais aussi le droit d’exploiter la marque Mère Poulard pour des produits alimentaires.

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Contacté par Capital, Éric Vannier s’est toutefois refusé à confirmer ces informations, reconnaissant simplement échanger avec des investisseurs. « Concernant le tourisme, notre société s’est donné les moyens de faire face à la crise exceptionnelle que nous traversons grâce à la capacité d’adaptation du management et de nos équipes, au soutien de nos partenaires financiers, et aux dispositifs d’aide publique mis en place par l’État », a ainsi détaillé celui qui a fondé le groupe en 1986. Il met aussi en avant les bons résultats de la biscuiterie qui a « réalisé un chiffre d’affaires égal à celui de l’année précédente malgré un contexte là encore difficile, notamment au niveau des échanges internationaux et de l’activité d’un certain nombre de nos clients hors grande distribution, fortement touchés eux aussi par les conséquences de la crise ».

Au mois d’août dernier, France 3 Normandie révélait que le groupe avait été contraint de réduire ses effectifs de moitié au Mont-Saint-Michel. Après le premier confinement, la reprise avait été timide. L’évolution de la situation, entre reconfinement et fermeture des bars et restaurants, n’a sans doute pas aidé le groupe.

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