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Les services pénitentiaires russes promettent d’arrêter l’opposant en cas de retour

Les services pénitentiaires russes promettent d’arrêter l’opposant en cas de retour

Alexei Navalny à Berlin, le 23 septembre 2020, après sa sortie de l’hôpital.
Handout / Instagram account @navalny / AFP

S’il rentre en Russie comme
il prévoit de le faire dimanche, l’opposant
Alexeï Navalny sera arrêté par les services pénitentiaires russes (FSIN), ont affirmé ces derniers, ce jeudi, lui reprochant d’avoir violé les conditions d’une peine de prison avec sursis le visant.

« Le service fédéral des prisons russes est obligé de prendre toutes les mesures nécessaires pour arrêter le contrevenant Alexeï Navalny, dans l’attente d’une décision du tribunal de remplacer sa peine avec sursis par une peine (de prison) ferme », a fait savoir le FSIN dans un communiqué.

Un enregistrement deux fois par mois

Le FSIN reproche à Alexeï Navalny, en convalescence depuis des mois en Allemagne après une tentative d’empoisonnement présumée, de ne pas s’être présenté auprès des services pénitenciers russes deux fois par mois, comme l’exigent les conditions d’une peine de cinq ans de prison avec sursis à laquelle il a été condamné en 2015.

Si le FSIN admet « prendre en compte » le fait qu’Alexeï Navalny se trouvait pendant trois semaines dans le coma dans un hôpital berlinois, il assure que l’opposant n’a pas répondu à une convocation le 23 octobre et n’a « notifié qu’un mois plus tard » aux autorités russes qu’il était en Allemagne, « où, selon lui, il se trouve en rétablissement ». « Le fait de subir des procédures de rééducation n’est pas une raison pour ne pas se présenter à l’enregistrement » à l’inspection pénitentiaire, a encore estimé le FSIN, ajoutant que Alexeï Navalny « a été placé sur la liste des personnes recherchées avec l’ordre de prendre des mesures pour l’arrêter lors de l’établissement de sa localisation ».

Une tentative d’assassinat contre Alexeï Navalny ?

Charismatique militant anti-corruption et ennemi juré du Kremlin, Alexeï Navalny avait fait un malaise en août au moment où il revenait d’une tournée électorale en Sibérie. Placé dans le coma en Russie puis en Allemagne, il a été victime selon trois laboratoires européens d’un empoisonnement au Novitchok, agent innervant développé par des spécialistes soviétiques à des fins militaires.

Cette conclusion a été confirmée par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), malgré les dénégations répétées de Moscou. Sorti de l’hôpital début septembre, l’opposant affirme que les services de sécurité russes (FSB) ont cherché à l’assassiner sur l’ordre direct du président Vladimir Poutine. Il prévoit de rentrer en Russie dimanche.

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