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La prise en charge de l’activité partielle n’est pas près de se terminer

La prise en charge de l’activité partielle n’est pas près de se terminer


L‘État compte perpétuer son soutien aux entreprises « tant que la crise durera ». C’est ce qu’a de nouveau affirmé jeudi 14 janvier la ministre du Travail, Élisabeth Borne. « C’est très clair, je veux vraiment que les entreprises soient rassurées, en particulier celles qui sont fermées, qui ont des contraintes liées à la situation sanitaire ; pour toutes les entreprises fermées totalement ou partiellement on prendra en charge à 100 % l’activité partielle tant que la crise durera », a-t-elle déclaré sur Europe 1.

Interrogée sur une possible « date butoir », fixée à « septembre », la ministre a réaffirmé que le gouvernement « protégera, le temps qu’il faudra », toutes « les activités pénalisées par la crise, qui sont fermées totalement, partiellement ou qui n’arrivent pas à redémarrer, (ou celles) qui ne sont pas forcément fermées comme l’hôtellerie ou l’événementiel ».

La « priorité absolue », c’est « surmonter la crise »

Concernant une hausse éventuelle du fonds de solidarité pour éviter des faillites en cascade, Élisabeth Borne a estimé qu’il fallait « maintenir » ce dispositif « pour les secteurs en difficulté tout le temps que ce sera(it) nécessaire ». Interrogée sur la réforme des retraites, la ministre du Travail l’a jugée nécessaire et devant se faire « dans la concertation », en estimant que la « priorité absolue » était de « surmonter la crise » dans le respect du « dialogue avec les partenaires sociaux ».

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Elle s’était opposée fin novembre sur ce sujet au ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui l’avait qualifiée de « priorité absolue » et présentée comme un facteur de « retour à la croissance ». Concernant la proposition du Conseil d’analyse économique (CAE), think tank rattaché à Matignon, d’institutionnaliser la reprise en main du régime par l’État de l’assurance-chômage et de faire fi des partenaires sociaux, la ministre a estimé qu’il s’agissait d’« un avis qui n’engage qu’eux ».

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