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israël et le Maroc normalisent leurs relations diplomatiques



israël et le Maroc normalisent leurs relations diplomatiques

Drapeau du Maroc (illustration) — Pixabay

« Un grand pas en avant pour la paix au Moyen-Orient ». Donald Trump a frappé jeudi un nouveau coup diplomatique en obtenant
du Maroc un accord « historique » de normalisation
avec Israël, dans le cadre du plan de paix américain au Proche-Orient. Le président américain a également reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, une décision fermement condamnée par les indépendantistes sahraouis.

« Une autre avancée historique aujourd’hui ! », a écrit sur Twitter le président américain. « Nos deux grands amis, Israël et le Royaume du Maroc, ont accepté de normaliser complètement leurs relations diplomatiques – un grand pas en avant pour la paix au Moyen-Orient ! »

« Reprise des contacts officiels »

Rabat a confirmé l’annonce par un communiqué du Palais royal. Le roi Mohammed VI a indiqué à Donald Trump que son pays allait « reprendre les contacts officiels (…) et les relations diplomatiques dans les meilleurs délais » avec l’Etat hébreu. Le souverain a par ailleurs assuré au président palestinien Mahmoud Abbas la poursuite de « l’engagement permanent et soutenu du Maroc en faveur de la cause palestinienne juste ».

Il ne s’agit pas d’une « reconnaissance » d’Israël, a souligné un haut responsable diplomatique marocain, même si des liens existent entre les deux pays, notamment du fait de l’importante communauté juive d’origine marocaine en Israël, qui compte environ 700.000 personnes. « Le Maroc a reconnu Israël en 1994, il y a eu une présence diplomatique pendant huit ans à Rabat et Tel-Aviv », jusqu’à leur fermeture au début des années 2000, a rappelé le haut responsable.

Des vols directs entre les deux pays

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est félicité de cet accord « historique », dont l’annonce coïncide avec le début des fêtes juives de Hanouka. Il a évoqué des « bureaux de liaison, puis des relations diplomatiques directes et des vols directs entre les deux pays ».

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a au contraire dénoncé un « péché politique (…) qui ne sert pas la cause palestinienne ». Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a quant à lui salué un « pas important vers davantage de stabilité et de coopération » dans la région.

Sur le règlement du conflit israélo-palestinien, le Maroc est en faveur d’une solution à deux Etats avec Jérusalem-Est comme capitale des Palestiniens, et contre la politique de colonisation d’Israël dans les Territoires occupés.

Situation tendue autour du Sahara occidental

La question de la normalisation des relations entre Rabat et Israël avait été relancée en février lors d’une visite au Maroc du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. Des médias israéliens assuraient que Rabat serait prêt à faire un geste en contrepartie d’un soutien américain au Maroc sur le Sahara occidental. Cette ancienne colonie espagnole est revendiquée par les Marocains et les indépendantistes du Front Polisario soutenus par l’Algérie, voisine et grande rivale régionale de Rabat.

Donald Trump, qui quittera la Maison Blanche le 20 janvier, a également annoncé avoir signé jeudi une proclamation reconnaissant la souveraineté marocaine sur le territoire disputé. « La proposition sérieuse, crédible et réaliste du Maroc sur le plan d’autonomie est la seule base pour une solution juste et pérenne afin d’assurer paix et prospérité ! », a-t-il écrit sur Twitter.

Si Mohammed VI a salué une « prise de position historique » des Etats-Unis, le Front Polisario a condamné « dans les termes les plus forts le fait que le président américain sortant Donald Trump attribue au Maroc ce qui ne lui appartient pas », selon un communiqué. L’équipe du président élu américain Joe Biden a pour sa part refusé de commenter les annonces de Donald Trump.





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