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Fourniret mis en examen pour la disparition de Lydie Logé en 1993

Fourniret mis en examen pour la disparition de Lydie Logé en 1993

Le tueur en série Michel Fourniret a été mis en examen mardi 22 décembre pour enlèvement et séquestration suivis de mort dans l’enquête sur la disparition en 1993 dans l’Orne de Lydie Logé, a indiqué une source judiciaire, confirmant une information du Parisien.

Les investigations sur la disparition de la jeune femme de 29 ans avaient été dépaysées à Paris en juin, pour être jointes au dossier d’instruction conduit par la juge d’instruction Sabine Kheris visant le septuagénaire, qui a par ailleurs récemment avoué l’enlèvement et le meurtre en 2003 d’Estelle Mouzin. Le 18 décembre 1993, Lydie Logé disparaissait à Saint-Christophe-le-Jajolet (Orne). Son corps n’a jamais été retrouvé.

Des traces ADN

Alors que deux enquêtes, de 1994 à 1998 puis de 2004 à 2009, avaient abouti à des non-lieux, les investigations ont été rouvertes en 2018 en raison de rapprochements établis entre les traces ADN issues de composés organiques trouvés dans la camionnette de Michel Fourniret et l’ADN d’une ascendante de Lydie Logé.

En novembre 2019, Michel Fourniret et son ex-épouse Monique Olivier, qui purgent tous les deux des peines de réclusion, avaient été placés en garde à vue dans cette affaire. Quelques jours après ces gardes à vue, qui ont permis d’établir « un possible cheminement de Michel Fourniret dans l’Orne qu’il ne conteste pas », selon le parquet de Caen, l’enquête a été confiée à un juge d’instruction.

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Une « piste sérieuse »

Selon une source proche du dossier, le fils de Michel Fourniret vivait dans la région à cette époque. « Après trente ans d’attente, c’est important pour la famille parce que cette piste est parfaitement sérieuse et les charges sont lourdes », a commenté auprès de Me Didier Seban, l’un des avocats de la famille de Lydie Logé. « Cela montre que Michel Fourniret a encore beaucoup de secrets », a-t-il ajouté, observant que les comparaisons ADN devraient permettre de « pouvoir élucider encore de nombreuses affaires ».

Aujourd’hui âgé de 78 ans, « l’Ogre des Ardennes », condamné à la perpétuité incompressible pour les meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, a avoué en mars dernier sa responsabilité dans l’affaire Estelle Mouzin, une fillette disparue à l’âge de 9 ans en 2003. Le corps de cette dernière n’a toujours pas été retrouvé, en dépit de plusieurs fouilles menées récemment dans les Ardennes.

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