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Disparition de Delphine Jubillar : sa famille vent debout contre une cagnotte en ligne

Disparition de Delphine Jubillar : sa famille vent debout contre une cagnotte en ligne


Une cagnotte en ligne a semé la discorde au sein de la famille de Delphine Jubillar, cette jeune femme de 33 ans disparue le 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Des proches de la mère de famille auraient ainsi bloqué cette cagnotte hébergée sur le site CotizUp, pourtant ouverte par la famille du mari de la victime, selon les informations de La Dépêche, jeudi 14 janvier 2021. L’origine du courroux de la famille de Delphine Jubillar ? Ne pas avoir été consultée pour l’ouverture de cette tirelire 2.0, qui n’a récolté qu’une centaine d’euros, destinée à soutenir financièrement les intimes de la disparue.

Ce bras de fer fait éclater au grand jour les dissensions qui semblent régner entre les deux « clans », la famille de Delphine Jubillar née Aussaguel d’un côté, et celle de Cédric Jubillar de l’autre. Selon le quotidien régional, ce dernier serait en proie à de sérieuses difficultés financières, le couple vivant surtout grâce au salaire de la mère de famille, infirmière de nuit à la clinique Claude-Bernard d’Albi.

Le mari « convoqué » par les gendarmes

Les enquêteurs poursuivent quant à eux leurs investigations. La maison du couple a de nouveau été fouillée le 6 janvier et son mari « convoqué » par les gendarmes dans le cadre de ces recherches. Une perquisition avait déjà eu lieu le 24 décembre dans la maison sous l’autorité d’un juge d’instruction toulousain, en présence du mari. Mais «  aucune découverte intéressante n’a été faite », avait alors indiqué la procureure adjointe de Toulouse Alix Cabot-Chaumeton. La maison avait alors été placée sous scellés.

La piste criminelle est désormais privilégiée dans cette affaire après l’ouverture d’une information judiciaire pour « arrestation, enlèvement, détention ou séquestration ». « Rien n’indique » que la disparition de Delphine Jubillar, en instance de divorce, « a pu être volontaire », avait indiqué le 23 décembre le procureur de Toulouse Dominique Alzeari, après une journée de battue citoyenne encadrée par la gendarmerie et ayant rassemblé plus d’un millier de volontaires.

Initialement ouverte pour « disparition inquiétante » par le parquet d’Albi, l’enquête est désormais entre les mains de deux juges d’instruction toulousains « au vu de l’importance et de la complexité de l’affaire ». C’est le mari qui avait signalé aux gendarmes la disparition de son épouse, dans la nuit du mardi 15 au mercredi 16 décembre.


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