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Covid-19 : ces chiffres qui montrent que l’épidémie progresse partout

Covid-19 : ces chiffres qui montrent que l’épidémie progresse partout


Extension ou généralisation du couvre-feu avancé à 18 heures, confinement, fermeture de certaines activités… Le Premier ministre Jean Castex tient une conférence de presse ce jeudi à 18 heures, où il pourrait annoncer d’éventuelles nouvelles mesures pour contenir l’épidémie de Covid-19. La tâche n’est pas aisée pour le gouvernement : il s’agit de trouver où placer le curseur des restrictions face à une épidémie qui, si elle n’est pas repartie dans une hausse incontrôlable comme à l’automne ou comme chez la plupart de nos voisins reconfinés, reste dans un équilibre très précaire, et progresse même dans certains territoires. S’ajoute à cela la menace du variant britannique, bien plus contagieux, déjà présent en France.

Le nombre de cas enregistrés en moyenne chaque jour – lissé sur sept jours glissants – augmente continuellement depuis Noël, et ce, alors que le nombre de tests réalisés quotidiennement est bien moins important que dans les jours précédant les fêtes. Depuis le 9 janvier, on compte environ 18 000 cas positifs par jour. Le taux de positivité des tests a mécaniquement grimpé en flèche depuis les fêtes : le 10 janvier, 6,45 % des tests revenaient positifs, un niveau similaire à la mi-décembre.

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Explosion de l’épidémie dans les Alpes-Maritimes

À l’hôpital, le nombre de malades commence légèrement à remonter, notamment en réanimation. 2 711 personnes y sont hospitalisées en raison du Covid-19 au 13 janvier, contre 2 616 une semaine plus tôt. Plus globalement, le nombre de nouvelles hospitalisations dues au virus est stable (environ 1 500 par jour), mais reste élevé.

Encore à peu près contenue au niveau national, la situation s’aggrave toutefois nettement dans certaines parties du territoire. Dans les Alpes-Maritimes, le taux d’incidence – le nombre de nouveaux cas pour 100 000 habitants sur les sept derniers jours – a explosé et atteint 457,8 au 10 décembre. C’est plus de deux fois le taux d’incidence moyen en France, qui est de 187,8. Le taux de positivité entre le 4 et le 10 janvier (9,2 %) est également bien supérieur à la moyenne nationale (6,5 %).

Les départements des régions Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes et Sud sont globalement ceux où le virus circule le plus en métropole. En contraste, la Bretagne à l’extrême ouest est très peu touchée, avec un taux d’incidence d’environ 70 dans les Côtes-d’Armor, le Finistère et le Morbihan. Même contraste en outre-mer, où la Martinique (21,7 cas pour 100 000 habitants du 4 au 10 janvier), la Guadeloupe (31,3) et La Réunion (31,9) s’en sortent bien, tandis que le taux d’incidence reste élevé à Mayotte (88) et explose en Guyane (291,4). Le taux de positivité (11,3 %) est près de deux fois supérieur à la moyenne dans ce département.

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En métropole, la situation, en apparence meilleure dans les départements de l’Ouest, cache toutefois une progression rapide du virus, bien plus rapide qu’à l’Est. En Charente-Maritime, en Mayenne, dans la Manche ou en Gironde, par exemple, le taux d’incidence a bondi de plus de 50 % en une semaine, et même de 81 % dans la Creuse – même si, dans les départements les moins peuplés, un cluster peut suffire à faire exploser le nombre de cas pour 100 000 habitants. L’Ouest, pour le moment en meilleure forme, pourrait se retrouver dans quelques jours dans une situation similaire à celle de l’Est, à moins que des restrictions supplémentaires n’y soient imposées pour contenir le virus.

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