ZD Tech : Pourquoi l'informatique pro va résister au crash de la tech
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Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi le spam persiste, plus de 40 ans après son invention.

Le spam est presque aussi vieux qu’internet, et n’est pas près de s’arrêter. Le spam, c’est le nom que l’on donne généralement aux e-mails indésirables qui polluent nos boîtes e-mail. Le nom vient d’un célèbre sketch des Monty Python parodiant les techniques publicitaires un peu lourdes d’une marque de jambon britannique. La contraction de « Spiced Ham » donne « SPAM ».

Un formidable coup de pub

La première occurrence d’un spam est généralement datée de la fin des années 70. A l’époque, internet n’existe pas encore. Enfin, pas sous sa forme actuelle. Une première version du réseau connue sous le nom d’ARPANET connecte néanmoins plusieurs milliers d’ordinateurs, généralement détenus par des universités et des centres de recherche académique. Mais l’informatique est déjà un business, et la possibilité d’envoyer des e-mails donne des idées à un responsable marketing de la société DEC, qui vend des modèles d’ordinateurs.

En mai 1978, il décide d’envoyer un message à 400 utilisateurs du réseau afin de tous les inviter à une présentation de la nouvelle gamme d’ordinateurs de sa société. Un même e-mail envoyé à un grand nombre d’utilisateurs, pour vanter les mérites d’un produit dont les destinataires se fichent probablement : les réactions sont plutôt négatives, mais la méthode permet tout de même à la société de vendre quelques machines.

Et c’est là tout le paradoxe du spam : si celui-ci est généralement vu comme une nuisance, l’envoi massif d’e-mails marketing à des utilisateurs permet bien souvent de générer des ventes, pour un coût tout à fait minime.

Au fil des années, internet va progressivement éclipser ARPANET et de plus en plus d’utilisateurs vont se connecter au réseau. Et le spam va gagner en importance à mesure que le nombre d’internautes grandit : en 2020, Kaspersky estimait ainsi que 50 % des e-mails envoyés sur le réseau pouvaient être qualifiés de spam. Une estimation prudente, d’autres sources évoquant plutôt un taux de spam proche des 80 %.

Le chat et la souris

Les techniques de lutte contre cette nuisance ont pourtant évolué depuis les années 80. Les fournisseurs de service e-mails comme Gmail ont développé des filtres puissants capables d’identifier et de bloquer les e-mails en amont, avant même qu’ils atteignent votre boîte e-mail. Des associations comme Spamhaus ou France Signal Spam travaillent également à identifier et à bloquer les organisations diffusant des e-mails indésirables.

Mais face à cela, les cybercriminels développent aussi de nouveaux outils pour envoyer du spam et contourner les filtres mis en place. Le spam reste rentable : il permet de diffuser de la publicité pour des services et des produits réglementés, comme des médicaments, des casinos en ligne ou de la pornographie. Le spam est aussi utilisé pour diffuser des escroqueries, des tentatives de phishing ou dans certains cas des logiciels malveillants.

Et tant que cela continuera à rapporter, le jeu du chat et de la souris n’est pas près de s’arrêter. D’autant qu’aujourd’hui, le spam ne se limite plus aux e-mails : les techniques du spam peuvent également être déclinées pour les SMS, les logiciels de messagerie, ou directement sur le web.

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