Anssi : Guillaume Poupard est sur le départ

Donné sur le départ depuis février 2022, le directeur général de l’Anssi vient d’officialiser son départ dans un post sur LinkedIn. « Après huit ans et neuf mois, je quitterai la direction à la fin de l’année », souligne le patron du cyberpompier français, sans préciser toutefois ses futures fonctions. Nommé à ce poste en 2014, il avait alors succédé à Patrick Pailloux, parti pour la direction technique de la DGSE avant de rejoindre récemment le Conseil d’Etat.

Donner les moyens

« L’expérience fut juste extraordinaire : une mission hors norme au service de l’intérêt général, de nos concitoyens, de notre sécurité nationale », souligne Guillaume Poupard. Et de saluer l’expertise, l’exigence et l’engagement des agents de l’Anssi, appelant notamment à « les préserver de la bêtise administrative » et à « leur donner durablement les moyens de leur action ».

Diplômé de l’Ecole polytechnique en 1995, l’ingénieur de l’armement est également docteur en cryptographie avec une thèse soutenue en 2000. Il intègre ensuite la structure qui deviendra l’Anssi, la direction centrale de la sécurité des systèmes d’information, comme expert, puis chef du laboratoire de cryptographie. Guillaume Poupard part alors au ministère de la Défense, en 2006, où il devient en 2010 responsable du pôle Sécurité des systèmes d’information, à la direction technique de la Direction générale de l’armement, avant de rejoindre la direction de l’Anssi.

Croissance forte des effectifs

Sous son mandat, l’agence a considérablement gonflé ses effectifs, passant d’environ 400 agents à environ 600. Cette hausse reflète l’attention des pouvoirs publics à la cybersécurité, un sujet qui a été repris par le chef de l’Etat, l’an passé, avec la présentation d’un plan de soutien d’un milliard d’euros. Dans l’administration, le patron de l’Anssi n’a pas hésité à monter au créneau pour défendre le chiffrement, par exemple.

Bon communicant, Guillaume Poupard a également fait connaître davantage l’Anssi des Français sous son mandat. Car dans le même temps, les cyberattaques ont commencé à faire la une de l’actualité, de l’attaque informatique ayant paralysé TV5 Monde à celles visant les hôpitaux. « On continue à être sur une croissance qu’on peut qualifier d’exponentielle », indiquait-il au Sénat cet automne.

Au FIC, en juin dernier, le patron de l’Anssi avait esquissé une liste de sujets à traiter après son départ. Comme la sensibilisation, avec une campagne nationale touchant encore plus de citoyens, le maintien de la priorité budgétaire ou encore l’ouverture d’une palette d’outils et de services plus importante, à l’image de l’Active Cyber Defence britannique. Le rappel qu’il reste, évidemment, encore beaucoup à faire.

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