qui est Becky Hammon, pionnière du basket féminin ?
0 0
Read Time:3 Minute, 24 Second

Rebecca Hammon, Becky sur les parquets, a-t-elle inspiré les basketteuses de l’équipe de France, qui ont entamé leur mondial par une victoire jeudi 22 septembre en Australie ? Inspirante, elle l’est assurément. A 45 ans, l’ancienne joueuse est devenue ce week-end la première entraîneuse en NBA féminine sacrée dès sa première année, avec l’équipe des Las Vegas Aces.

« Las Vegas décroche son premier titre professionnel majeur », annonce le speaker de la salle. Immédiatement sur les réseaux sociaux, Beckie croule sous les messages de basketteuses et même d’entraineurs de basketteuses. « Hey Coach Hammon, dit l’un de ces hommages. Bravo pour ce premier titre de champion WNBA ! De la part de l’équipe féminine de l’Etat du Colorado. Nous sommes fiers de toi !« 

Le Colorado, c’est là qu’elle était à la fac et où elle détient toujours tous les records de joueuses : 2740 points, 918 tirs réussis. Après 14 ans de carrière et de records comme joueuse professionnelle, son CV s’allonge puisqu’elle vient aussi d’être désignée coach de l’année.

Aucun club de NBA (le championnat américain de basketball masculin) n’avait voulu lui confier de poste d’entraineur principal. Elle était pourtant depuis huit ans l’assistante à plein temps de l’homme qui entrainait les Spurs de San Antonio, Gregg Popovich.

Les hommes de l’époque comme les femmes aujourd’hui louent aujourd’hui sa clairvoyance dans le jeu et un management très sain. Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, rien dans son parcours ne lui est jamais tombé tout cru. Au départ, la petite gamine blonde qui tape la balle autour de la maison de ses parents dans le Dakota s’imagine juste prof de basket.

Mais dès le lycée, elle se révèle une shooteuse hors norme. Sauf qu’on lui rabache qu’elle est trop petite (elle fait 1m68i) et trop lente. Plus tard, elle a du mal à trouver une faculté, sans parler des coachs de l’équipe olympique américaine qui ne voudront pas d’elle. En 2008, elle rêve tellement des Jeux qu’elle accepte finalement de prendre la nationalité russe pour aller à Pékin. Cela lui vaudra les pires insultes, mais elle devient une star en Russie et rentre avec le bronze olympique.

Quand, en conférence de presse, des journalistes lui demandent le secret de cette réussite, il y a quelques jours, il y a eu un long silence. Et puis cette formule : « I just do me. » En français : « je suis juste moi. » Une grande confiance en elle caractérise Becky Hammon. Elle se dit également « accro à l’adrénaline« .

Il y a une dizaine d’années, elle plonge en apnée autour du bateau de son père en Floride. Et comme elle veut voir les requins-nourrices de plus près, elle crie à son père qui est sur le bateau : « Balance l’appât par ici !« . L’appât, c’est une mélasse de poissons, d’os et sang, et elle au milieu.  Forcément, un requin d’1m50 bondit. Ils sont obligés d’utiliser le fusil à harpon pour le faire fuir.

Elle dit qu’il lui est aussi arrivé d’être poursuivie par un barracuda, qu’elle rêve de sauter en parachute, qu’elle fait partie de ces gens « qui doivent le faire pour vaincre leur peur ». Cet été, au nom de son passé russe, en tout cas, elle n’a pas eu peur d’en appeler à Vladimir Poutine pour tenter de faire libérer la joueuse vedette américaine Brittney Griner, arrêtée en février avec de l’huile de cannabis dans des réservoirs de cigarette électronique. Ça n’a pas suffi à ce stade. Mais la légende Hammon, elle, continue de s’écrire.

Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %

Average Rating

5 Star
0%
4 Star
0%
3 Star
0%
2 Star
0%
1 Star
0%

Laisser un commentaire