Le Roumain Popovici s'impose et bat le record du monde de Cesar Cielo vieux de plus de 13 ans ! Un chrono canon de 46.88. Le Français Maxime Grousset termine au pied du podium.
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Il peut frapper dans l’eau le poing rageur, assis sur un flotteur tel le souverain qu’il est. Le nouvel empereur du 100 mètres nage libre se nomme bien David Popovici. Le Roumain est un magicien des bassins et surtout, désormais, le nouveau recordman du monde du 100 m nage libre (46″86), affublé d’un nouveau titre, celui de champion d’Europe, samedi 13 août à Rome.

David Popovici a frappé un immense coup, deux mois après avoir triomphé à Budapest avec deux titres mondiaux sur la distance reine ainsi que sur le 200 mètres nage libre. Sans Maxime Grousset pour le perturber dans son sillage, malgré un premier 50 mètres stratosphérique du Français à la ligne 2 (en tête à mi-course), le Roumain a écrasé la course. Bonnet blanc enfoncé sur le crâne, il a relégué son plus proche concurrent, Kristof Milak, à plus de six dixièmes. 

Il pourrait récidiver dans quelques jours sur le 200 mètresUn an après avoir réalisé le triplé, ici même à Rome, aux championnats d’Europe juniors (50 mètres, 100 mètres, 200 mètres nage libre), le nageur de 17 ans se place comme l’épouvantail du sprint mondial à deux ans des Jeux olympiques de Paris.

Loin des standards actuels du sprint, aussi musculeux que grands sur 100 mètres nage libre, David Popovici est un atypique. Taillé pour le sprint long (200 m, 400 m), le longiligne jeune homme est un métronome, en contrôle d’un bout à l’autre du bassin. Il l’a prouvé encore samedi. Un style qui sied bien à sa philosophie de vie. Lecteur assidu des auteurs stoïciens comme Sénèque, le Roumain se rêve en psychologue pour suivre les pas de sa mère, et veut suivre à tout prix son propre chemin.

Les sirènes de la natation étrangères ? Très peu pour lui. Pendant que de nombreux nageurs partent aux Etats-Unis suivre les enseignements des coachs américains, le Français Léon Marchand en tête, David Popovici préfère rester s’entraîner en Roumanie. « C’est là où est mon équipe, sans eux, je ne pourrais rien faire. Ma priorité première, c’est de bien nager », expliquait-il, peu avant la compétition, dans la capitale romaine, où il peut ainsi rester près de sa famille. 

Francetv

Nager pour le plaisir ou pour régner, il faut choisir. Le Roumain l’a compris. « Les médailles et les records d’abord, les bons moments sont un bonus. Mais si c’est fun, ça me va aussi« , affirme, le sourire aux lèvres, le natif de Bucarest. 

Interrogé sur les secrets de sa réussite, le Roumain délaisse Sénèque et préfère citer un autre grand stoïque, la pépite du football norvégien, désormais joueur de Manchester City, Erling Haaland. « On lui a posé la même question. Comme il ne parlait pas assez bien anglais, il a répondu la même chose que ce que je vais dire : travailler dur, c’est la clé. » Stakhanoviste, le Roumain s’est offert une petite gourmandise sur ces championnats. Pas de 50 m nage libre mais une première sur le 400 m, mercredi. Quand on règne, on ne compte pas. 

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