Des tsunamis géants ont frappé Mars il y a des milliards d’années, selon une étude américaine

L’étude publiée dans la revue « Scientific Reports » s’est basée sur le premier cliché de la surface martienne, pris en 1976. Le paysage, très rocailleux, a laissé perplexe les scientifiques pendant des décennies.

Le 20 juillet 1976, la sonde Viking 1 de l’agence spatiale américaine se pose sur Mars et envoie le premier cliché de la surface. Le paysage de la planète rouge, très rocailleux, laisse perplexe les scientifiques, qui pensent qu’une mer froide existait à cet endroit.

Cinq décennies plus tard, le mystère est peut-être résolu. Selon une étude publiée dans la revue scientifique Scientific Reports, et repéré par CNN, la sonde aurait en fait atterri sur l’un des impacts laissés par un astéroïde qui a frappé la surface martienne et qui est tombé dans l’océan, il y a 3,4 milliards d’années.

570.000 kilomètres carrés auraient été inondés

Les analyses se sont concentrées sur un cratère de 110 kilomètres, récemment baptisé « Pohl », dans une région située au nord de l’équateur martien.

Le choc aurait provoqué un énorme tsunami, charriant des débris de la taille d’un bus et remodelant une partie du paysage. 570.000 kilomètres carrés auraient été inondés. Un second, quelques millions d’années plus tard, serait entré en collision avec un océan gelé, générant des vagues de glace et de boue qui ont envahi les terres.

L’une des simulations faites par les chercheurs américains suggère que l’astéroïde qui s’est écrasé sur Mars aurait libéré une énergie équivalente à une explosion de TNT de 13 millions de mégatonnes. En guise de comparaison, l’arme nucléaire la plus puissante jamais testée, la Tsar Bomba, a libéré environ 57 mégatonnes.

Selon les auteurs de l’étude, ces hypothèses sont corroborées par des couloirs creusés par les vagues, qui ont dessiné les contours de champs parsemés de blocs de roches et de cratères, autrefois remplis d’eau désormais évaporée.

L’impact de l’astéroïde aurait même pu avoir des conséquences sur le climat martien, en envoyant de la vapeur d’eau dans l’atmosphère, créant de la pluie ou même de la neige.

Les chercheurs restent toutefois prudents. L’existence d’un océan au nord de la planète rouge continue à faire débat dans la communauté scientifique.

Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.

Laisser un commentaire