La nouvelle Peugeot 408 adopte une forme entre SUV coupé et break de chasse.

Entre SUV coupé et break de chasse, la nouvelle 408 adopte un subtil mélange de différentes formes de carrosserie. De quoi au passage affirmer un peu plus le glissement de Peugeot, vers un positionnement haut de gamme. Essai de la version GT en hybride rechargeable 225 chevaux.

C’était la star du stand Peugeot au Mondial de l’auto mi octobre et la voici désormais sur les routes. En cette fin d’année 2022, la marque au lion lance la commercialisation de sa nouvelle 408.

Numéro et format inédits

Un numéro inédit chez Peugeot, qui explore surtout ici un nouveau format de carrosserie, officiellement le « fastback ». Un « arrière rapide » qui reprend à la fois des éléments de break de chasse et de SUV coupé. Surtout une réponse attendue au succès du Renault Arkana (10e meilleure vente en France depuis le début de l’année).

La nouvelle Peugeot 408 adopte une forme entre SUV coupé et break de chasse.
La nouvelle Peugeot 408 adopte une forme entre SUV coupé et break de chasse. © Peugeot

Pour la référence au SUV coupé, la 408 offre une allure générale légèrement surélevée, des protections de carrosserie autour des roues et un arrière plongeant. Pour les références au break de chasse, la position de conduite reste relativement basse avec une garde au sol relevée seulement de 4 centimètres par rapport à une 308 et un coffre au volume plutôt généreux (536 litres en thermique, 461 litres en hybride rechargeable).

A l'arrière, le toit plongeant avec ses "oreilles de chat" débouche sur un becquet. Une certaine finesse qui compense la lourdeur visuelle de l'énorme pare-chocs.
A l’arrière, le toit plongeant avec ses « oreilles de chat » débouche sur un becquet. Une certaine finesse qui compense la lourdeur visuelle de l’énorme pare-chocs. © Peugeot

Si on peut rester circonspect face à ce design, il a le mérite de chercher l’originalité, en partie pour séduire les amateurs de SUV à la recherche de changement. Au passage, Peugeot affirme un peu plus un design particulièrement travaillé, avec des lignes qui courent tout le long de la carrosserie, dans un joli « bleu obsession », une nouvelle couleur avec un rendu qui varie fortement selon la luminosité. Impossible aussi de ne pas mentionner ces drôles de jantes « rectangulaires », un dessin assez inhabituel.

Des efforts stylistiques qui montent encore ici d’un cran, dans la lignée de la dernière 308. Après la berline, la 408 est d’ailleurs le deuxième modèle de la gamme à arborer le nouveau logo Peugeot.

Montée en gamme électrifiée

A l’intérieur, on reste sur ce sentiment haut de gamme, surtout dans notre modèle d’essai au niveau de finition GT, le plus élevé. L’habitacle reste assez proche de la dernière 308 avec la dernière évolution du i-cockpit et ses boutons tactiles personnalisables qui surmontent les touches piano situées sous l’écran. Un écran dont la taille de 10 pouces se montre désormais un peu à l’étroit, mais l’ensemble reste particulièrement bien intégré à la planche de bord et, surtout, ergonomique.

A l'intérieur de la Peugeot 408, on redécouvre la dernière évolution du i-cockpit très proche de celui de la dernière 308.
A l’intérieur de la Peugeot 408, on redécouvre la dernière évolution du i-cockpit très proche de celui de la dernière 308. © Peugeot

Au volant, on retrouve la motorisation hybride rechargeable déjà proposée sur d’autres modèles du groupe Stellantis (Peugeot 3008, Citroën C5 Aircross et C5X, DS4 et DS7). Elle associe le moteur essence puretech 180 chevaux à un moteur électrique 81kW (110 chevaux), soit une puissance totale combinée de 225 chevaux, avec une boîte automatique électrifiée 8 rapports qui filtre parfaitement les passages de rapport ou les passages du 100% à l’électrique au thermique, en passant par un mode hybride. Point de boîte manuelle proposée sur cette 408, ce qui permet de libérer la console centrale d’un manche encombrant et ainsi dégager de l’espace de rangement.

La batterie de 12,4 kWh offre une autonomie annoncée de 60 kilomètres, de quoi compenser son petit réservoir de 40 litres. Lors de notre essai, nous avons pu tester ce mode 100% électrique, qui apporte un grand confort de conduite et se révèle particulièrement bien adapté à la conduite en ville. La fonction « e-save » nous a par exemple permis de recharger la batterie, pour regagner 20 kilomètres d’autonomie. Cela se fait bien sûr au prix d’une importante surconsommation, mais la fonction reste pratique si on souhaite absolument finir un trajet en électrique sans possibilité de se charger. Surtout que la vitesse de recharge reste très limitée en se branchant, avec un chargeur embarqué de série à 3,7 kW (près de 3h30 pour une charge complète), ou 7,4 kW en option (1h40 pour une charge complète).

Les jantes 20 pouces de cette 408 adopte une forme rectangulaire originale.
Les jantes 20 pouces de cette 408 adopte une forme rectangulaire originale. © JB

A partir de 35.430 euros

Côté tarifs, on retrouve logiquement ce positionnement assez haut de gamme de Peugeot. Si les prix démarrent à partir de 35.430 euros en finition Allure, il faut compter 39.750 euros pour la version GT en essence 130 chevaux.

Pour l’hybride rechargeable 225, il faut compter au moins 10.000 euros de plus, à 49.320 euros. Mais cela reste dans la moyenne des modèles hybrides rechargeables de la catégorie et « vraiment » made in France. La 408 est en effet assemblée à Mulhouse, comme la 308. L’usine chinoise de Chengdu produira de son côté la version destinée au marché local.

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