La justice étudie la faisabilité d’une libération sous bracelet électronique de Cédric Jubillar
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L’hébergement fait partie des conditions pour obtenir une libération conditionnelle. Un soutien de Cédric Jubillar a donc proposé de lui prêter son appartement dans l’Ariège. Refusé par la justice.

Il connaît peu Cédric Jubillar mais il est persuadé de son innocence. Depuis l’incarcération du Tarnais suspecté du meurtre de son épouse, Delphine, Christophe* suit avec attention les tentatives de ses avocats d’obtenir une mise en liberté, jusqu’ici restées vaines.

« Je leur ai demandé pourquoi Cédric n’était pas libéré sous contrôle judiciaire. Ils m’ont répondu qu’il ne disposait d’aucune possibilité d’hébergement en dehors du Tarn. Or, il se trouve que je suis propriétaire d’un petit immeuble qui comporte un studio dont les locataires venaient de prendre congé », explique-t-il au Parisien.

Christophe leur propose alors de mettre cet appartement, situé dans un petit village de l’Ariège, à disposition du peintre plaquiste avec qui il a régulièrement échangé, depuis quelques années, mais uniquement via des messageries écrites et audio. Un suspect qu’il voit avant tout comme un homme « un peu perdu, pas très malin, en demande d’attention et d’affection », confie-t-il à nos confrères.

Forts de cette proposition d’hébergement, les avocats de Cédric Jubillar formulent une énième demande de mise en liberté sous contrôle judiciaire. Nouvel échec pour la défense, le juge des libertés et de la détention rejette leur requête.

« Toujours la même rengaine »

Un avis confirmé quelques semaines plus tard par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse au motif que Christophe et Cédric ne sont que « des compagnons de jeu sur Internet », « cette proposition ne présente par les garanties de sérieux et de discrétion suffisantes dans la présente affaire ».

Les conseils du peintre plaquiste n’en restent pas là: fin juin ils réclament que le Service pénitentiaire d’insertion et de probation mène une étude de faisabilité concernant la proposition d’hébergement. Une nouvelle fois, on leur oppose une fin de non recevoir.

« C’est toujours la même rengaine avec un refus de la présomption d’innocence. Le logement poserait problème car celui qui lui confierait serait partie pris. Mais forcément, cette personne soutient Cédric Jubillar et le croit innocent pour proposer son logement », commente Maître Alexandre Martin, avocat de Cédric Jubillar, à France 3.

Conditions de détention « très éprouvantes »

Christophe, convaincu de l’innocence de Cédric Jubillar, ne comprend pas « comment il peut rester plus longtemps en détention provisoire, à l’isolement dans des conditions mentalement très éprouvantes, alors que son assignation à résidence dans un département éloigné du Tarn l’empêcherait de toute façon de faire pression sur des témoins et de dissimuler d’éventuelles preuves ».

Malgré l’enchaînement des refus, les avocats du principal suspect poursuivent leurs tentatives. Mercredi soir, ils ont été avisés du rejet d’une nouvelle demande de mise en liberté et devraient interjeter appel devant la chambre de l’instruction. Cédric Jubillar lui continue de clamer son innocence dans cette enquête sur un meurtre sans cadavre.

* Le prénom a été modifié

Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV

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