ces jeunes qui souffrent d'éco-anxiété et se mobilisent pour le climat
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Alors que la jeunesse se mobilise pour le climat ce vendredi, de nombreux jeunes souffrent d’éco-anxiété, l’angoisse du dérèglement climatique. Ils sont 71% des 15-17 ans d’après un sondage.

Les jeunes veulent une nouvelle fois se faire entendre ce vendredi. Plusieurs associations écologistes du monde entier ont appelé à une grève générale de la jeunesse à 11h dans le sillage du mouvement lancé par Greta Thunberg en 2018. Près de 200 communes sont mobilisées.

Si la jeunesse se mobilise contre le réchauffement climatique, cette génération fait aussi désormais face à l’éco-anxiété. Selon un sondage Ifop réalisé pour Qare, 71% des 15-17 ans ont peur face à l’avenir et une étude menée dans 10 pays montre que 45% des jeunes français souffrent d’éco-anxiété.

Pablo en fait partie. Ce militant du mouvement « Friday for climate », lancé par Greta Thunberg, vit dans une angoisse perpétuelle.

« Je suis catastrophé par ce que j’ai vu cet été, j’ai pleuré plusieurs fois », explique-t-il au micro de BFMTV.

« Voir les conséquences [du changement climatique], ça été très dur à vivre. Avec un tel traitement médiatique où les informations nous arrivent en permanence sur ce qu’on est en train de vivre, ça m’a fait très peur et je l’ai mal vécu », raconte-t-il.

Il assure que c’est en découvrant la jeune militante suédoise qu’il a décidé d’agir. « En voyant qu’une enfant de mon âge, arrivait à faire bouger les choses et à être aussi audible, je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose », poursuit-il.

Alice, militante de « Fridays for future France » partage aussi cette anxiété sur le plateau de BFMTV, ce vendredi matin. « On a une angoisse vis-à-vis de ce qui nous attend. Quand on voit les événements de cet été: la canicule, les sécheresses, les incendies, on se demande dans quel monde on vit. »

Elle assure également que « le plus frustrant, c’est que ça fait 50 ans que les scientifiques nous demandent d’agir. » Elle demande des « mesures dans l’éducation pour lutter contre le réchauffement climatique ».

« Il faut verbaliser »

Mattéo, militant Youth for climate, confie de son côté le sentiment de frustration né d’années passées à crier dans un désert.

« Depuis 2019, on se mobilise dans la rue et on nous écoute pas. Aujourd’hui, on en a vraiment ras le bol. On a de plus en plus de jeunes qui nous rejoignent qui sont anxieux », lance-t-il sur le plateau de BFMTV.

Pour lui, les pouvoirs politiques et économiques « aggravent la crise écologique. Il y a des choses qui sont très mal faites », comme dans l’agriculture ou l’industrie.

Mais si cette éco-anxiété incite certains à s’engager, d’autres peuvent se sentir submergés. La docteur Fanny Jacq, pédopsychiatre explique qu’il « faut verbaliser, peut-être qu’il faut aussi consulter un psychiatre ou un psychologue pour faire face à ces symptômes ».

Elle indique qu' »il ne faut pas oublier d’être dans le ‘ici et maintenant’. L’éco-anxiété c’est une anxiété d’anticipation ».

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