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61 jours de grève de la faim, les appels à sa libération se multiplient

Ce lundi 7 juin, le journaliste Soulaimane Raissouni marque son 61ème jours de grève de la faim dans sa cellule à Casablanca où il est en détention préventive depuis plus d’un an, sous le chef d’inculpation d’« attentat à la pudeur et séquestration ». 

L’état de santé de l’ex-rédacteur en chef du quotidien « Akhbar Al Yaoum » est inquiétant selon sa famille. Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, sa nièce Hajar Raissouni appelle à sa libération et sa poursuite en état de liberté. Se sont joints à cet appel plusieurs journalistes, militants des droits de l’Homme et politiciens à l’image du député de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), Omar Balafrej.

« Je m’adresse à tous ceux qui ont de l’autorité, pour que Soulaimane Raissouni soit poursuivi en état de liberté, et qu’il ait un procès équitable. C’est tout ce que nous espérons« , a déclaré le député de la FGD sur la vidéo partagée plus de 1200 fois sur les réseaux sociaux.

Un enseignant du nom de Rachid Zerrouki a également exprimé son soutien au journaliste. « Je soutiens  à fond Soulaimane Raissouni dans son combat pour la liberté de la presse et pour avoir droit à un procès équitable « , a déclaré l’enseignant, qui brandissait une pancarte avec le fameux slogan « Free Koulchi » (libérez tous le monde).

L’écrivain Abdellah Taia a également appelé à sauver la vie du journaliste en grève de la faim, de même que l’activiste Afaf Barnani, le cinéaste Yassine Marroccu ou encore le militant Khalid El Bakari. Tous ont appelé à sa libération immédiate et à un jugement équitable.

61 jours de grève de la faim, les appels à sa libération se multiplient
Photo Mounir Mehimdate

Il convient de rappeler que la direction de la prison locale Ain Sebaa1 a affirmé le jeudi 27 mai, que l’état de santé du détenu Soulaimane Raissouni est normal, contrairement aux allégations dénuées de tout fondement véhiculées par son épouse, Kholoud Mokhtari.

Un sit-in  de solidarité avec le journaliste a d’ailleurs été organisé ce même 27 mai, devant la prison d’Oukacha à Casablanca pour la libération de l’ex-rédacteur en chef du quotidien d’Akhbar Al Yaoum, en détention préventive depuis le 25 mai 2020. Une dizaine de demandes de sa libération sous caution ont été rejetées par la chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca

Il y a également le cas du journaliste Omar Radi, accusé de « financements étrangers, d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat » et de « viol« qui était également en grève de la faim avant de la suspendre pour des problèmes de santé. Omar, qui est jugé par la chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca, a toujours nié les faits qui lui sont reprochés. Sa défense a sans cesse demandé qu’il soit remis en liberté provisoire et puisse accéder ainsi à son dossier. Mais cette requête a toujours été refusée.

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